Si nous philosophions ?


Mon père aimait beaucoup une blague juive très courte (si, si, cela existe) : Pourquoi, vous, les juifs, vous répondez toujours par une question quand on vous pose une question ?
- Et pourquoi pas ?
On s'amusait entre nous à ce petit jeu parfois. Avec le temps, je me suis rendue compte que ce n'étais pas qu'une blague ou un jeu. Répondre à une question par une autre question, c'est redonner la parole et prendre le temps nécessaire de connaître l'autre. C'est même très utile dans mon métier (qui était celui de mon père) : l'enseignement.
Car il y a mille sagesse dans les blagues juives, et pas seulement celles qui mettent en scène les rabbins et le Tamuld, comme celle-ci - qui faisait rire Papa, même si elle n'était pas de "son" répertoire :
Un jeune séminariste curieux insistait auprès d'un rabbin versé dans l'étude du Talmud pour que celui-ci lui expliquât ce qu'est le Talmud. Le sage finit par y consentir et il pose au jeune homme curieux la question suivante:
« Deux hommes descendent par une cheminée. Lorsqu'ils en sortent, l'un à le visage recouvert de suie; l'autre est immaculé. Lequel des deux ira se laver ?
- Celui qui est sale, répond le jeune homme.
- Non, car celui qui est sale voit le visage propre de l'autre, et croit que le sien l'est aussi. Celui qui est propre aperçoit un visage sale, et il croit que le sien l'est aussi...,
- J'ai compris, s'exclame le jeune homme. Je commence à comprendre ce qu'est le Talmud...
- Non, tu n'as rien compris de tout, coupe le rabbin, Car comment veux-tu que de deux hommes descendus par la même cheminée, l'un soit propre, et l'autre sale ? »
Je vous en raconterai une dernière, en forme de conclusion sur ce thème : peut-on devenir (plus) intelligent en racontant des blagues juives :
Un étudiant se rend auprès d'un vieux rabbin et lui dit:
- J'ai bien réfléchit et j'ai pris une décision. J’ai décidé de mourir.
- Ce n'est pas une solution, lui dit le rabbin.
Le jeune homme s'en va en revient une semaine plus tard en disant:
- Tu avais raison. J’ai bien réfléchis et j'ai décidé de vivre.
- Ce n'est pas une solution, lui dit le rabbin.
- Mais tu m'as dit que mourir n'était pas une solution ! Maintenant tu me dis que vivre n'est pas une solution. Alors quelle est la solution ?
- Parce que tu crois qu'il y a une solution ? Lui dit le rabbin.
Je me suis inspirée pour ce post de ce site http://yves.frisch.free.fr/lfic.php?fic=histjuives



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