"Terminus en gare de Sète"


Hier, j'ai marché le long des canaux de Sète, j'ai traversé ces ponts.
Hier, j'ai cherché la plage de la Corniche,
Je me suis baignée dans la mer méditeranée
Hier, je suis passée à côté de l'espace G. Brassens
J'avais dans la tête "mon caveau de famille, hélas n'est pas tout neuf,
vulgairement parlant, il est plein comme un oeuf"
Je regardais les étals du marché des Halles, les produits d'Italie et les spécialités
sètoises
Je dégustais sous le soleil une salade croquante de midi
J'écoutais les accents, je guettais les cigales

Hier, à toutes mes étapes, je pensais à toi
Pourquoi, alors que nous étions si près, notamment lorsque tu nous a conduit à Pezenas, n'avons nous pas été ensemble sur les terres du grand Georges.
Et je chantais aussi, en revenant sous la Tramontane, cette chanson qu'il a écrite mais pas enregistrée
Et auquel j'ai si souvent pensé depuis que tu es parti
"L'orphelin d'âge canonique
Personne ne le plaint bernique
Et pour tout le monde il demeure
Orphelin de la onzième heure
Celui qui a fait cette chanson
A voulu dire à sa façon
Que la perte des vieux est par fois
Perte sèche, blague à part
Avec l'âge c'est bien normal
Les plaies du cœur guérissent mal
Souventes fois même, salut
Elles ne se referment plus"

Tu étais avec moi, fantôme léger, compagnon à jamais, hier, dans les rues de Sète où des vers de Brassens trottaient dans ma tête....



Commentaires