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"Terminus en gare de Sète"

Photo du rédacteur: Marianne ABRAMOVICI
Marianne ABRAMOVICI
3 août 2020
1 min de lecture



Hier, j'ai marché le long des canaux de Sète, j'ai traversé ces ponts.

Hier, j'ai cherché la plage de la Corniche,

Je me suis baignée dans la mer méditeranée


Hier, je suis passée à côté de l'espace G. Brassens

J'avais dans la tête "mon caveau de famille, hélas n'est pas tout neuf,

vulgairement parlant, il est plein comme un oeuf"


Je regardais les étals du marché des Halles, les produits d'Italie et les spécialités

sètoises

Je dégustais sous le soleil une salade croquante de midi

J'écoutais les accents, je guettais les cigales




Hier, à toutes mes étapes, je pensais à toi

Pourquoi, alors que nous étions si près, notamment lorsque tu nous a conduit à Pezenas, n'avons nous pas été ensemble sur les terres du grand Georges.


Et je chantais aussi, en revenant sous la Tramontane, cette chanson qu'il a écrite mais pas enregistrée


Et auquel j'ai si souvent pensé depuis que tu es parti


"L'orphelin d'âge canonique

Personne ne le plaint bernique

Et pour tout le monde il demeure

Orphelin de la onzième heure


Celui qui a fait cette chanson

A voulu dire à sa façon

Que la perte des vieux est par fois

Perte sèche, blague à part


Avec l'âge c'est bien normal

Les plaies du cœur guérissent mal

Souventes fois même, salut

Elles ne se referment plus"




Tu étais avec moi, fantôme léger, compagnon à jamais, hier, dans les rues de Sète où des vers de Brassens trottaient dans ma tête....

 
 
 

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